IKAR

IKAR

« Mais rebellez-vous contre vous-même, ne vous
rebellez pas contre l’institution jeune homme, vous allez
finir par vous brûler les ailes si vous continuez comme
ça ! » dit la principale du collège en finissant sa phrase
sans pouvoir s’empêcher de sourire. Contente qu’elle fut
d’avoir pu placer sa métaphore merdique pour la énième
fois de l’année. Pour une fois qu’elle était là et bossait, il
fallait bien qu’elle s’amuse un peu. Bizarre…aujourd’hui
pas de rendez-vous à la mairie ni de réunion de coordi-
nation avec le personnel autorisé. Ikar la regardait droit
dans les yeux et ne parlait pas. « Est-ce que vous m’avez
compris ? Si vous n’avez pas envie d’être ici nous allons
faire en sorte que vous ne puissiez plus revenir, c’est la
dernière fois que je vous préviens, cessez immédiatement
les provocations et mettez-vous au travail ! ». Ikar conti-
nuait de la regarder droit dans les yeux. Il savait qu’à un
moment ou un autre elle lâcherait prise et se lasserait de
lui répéter toujours les mêmes choses. Elle était lâche,
fuyante et pas aussi sûre d’elle malgré ce qu’elle voulait
faire croire. « Allez en permanence et que je ne vous
revoie plus » conclut-elle. Ikar se retourna et partit. Il la
méprisait de toutes ses forces. Il lui chiait dans la gueule.
Cette espèce de merde puante qui sentait les oignons et
la transpiration. Avec elle, les Français continueraient à
jouir d’une belle réputation en matière d’hygiène corpo-
relle. Il se souvint qu’une fois il avait entendu une sur-
veillante dire à une dame du personnel de nettoyage que
c’était une véritable torture de prendre l’ascenseur en
compagnie de la Dirlo. Il eut de la peine pour le person-
nel administratif avec qui il n’avait jamais eu de réel pro-
blème et qui devait supporter ça à longueur de journée,
sauf pour la grosse dinde qui faisait office de secrétaire
et qui portait une perruque blonde ridicule. Une fois il
l’avait entendu parler comme à un chien à un surveillant
qui n’était plus là et que d’autres enfants appelaient le
blédard. Elle avait gueulé dans le hall du collège qu’elle
avait besoin de sa carte de séjour temporaire pour son
dossier, le Blédard l’avait regardée d’un air consterné.
Elle, avait un air satisfait et moqueur. Cette merde aurait
sûrement été choquée si on lui avait fait le reproche de
ne pas avoir été très discrète. Du haut de sa catégorie A
de fonctionnaire de merde. Aucun tact ni finesse. Ikar
n’avait pas aimé ça, car avant que son père ne meure il
se souvenait que plusieurs fois, des flics l’avaient insulté
de sale raton et de métèque, de sale étranger. D’ailleurs,
il en avait une lui aussi, de carte de séjour, il n’avait pas
eu l’immense honneur de naître en France.
Arrivé dans la salle de permanence il s’installa à une
table du fond. Il mit sa capuche sur la tête, croisa les bras
et ferma les yeux. La surveillante lui demanda d’enlever
sa capuche mais il fit mine de ne rien entendre. Elle
n’insista pas. « Comme tu veux » dit-elle, « de toute
façon t’as ton conseil de discipline dans 2 jours, je m’en
fous ! ». Il leva la tête et la regarda avec mépris. Espèce
de conne pensa-t-il. Il ne l’aimait pas beaucoup, les autres
surveillants non plus d’ailleurs. Il les considérait comme
des matons et des collabos qui suçaient la bite du CPE
pour un salaire de merde. Une bande de cons obligés de
bosser à mi-temps pour pouvoir se payer leurs études
au lieu d’avoir le courage de faire un peu d’argent sale.
Des bolos qui voulaient faire genre les caïds alors que
ce n’étaient que des petits blancs qui se faisaient marty-
riser étant plus jeunes et qui aujourd’hui se vengeaient
à l’intérieur du collège qu’ils quittaient le soir venu la
queue entre les jambes. La seule chose qu’ils savaient
faire c’était demander les carnets pour un rien, hurler et
menacer d’aller prévenir le principal adjoint ; un autre
spécimen et un bel exemple de fainéantise odorante.
Sauf que lui c’était de la gueule qu’il puait, il clopait et
buvait du café à longueur de journée, ce qui paradoxale-
ment ne le rendait pas très speed. C’était un invisible. Un
vieux con de branleur. Une fois, assis dans son bureau, en
attendant de se faire réprimander, Ikar avait aperçu son
écran d’ordinateur et le contenu de la page internet qu’il
regardait. L’enfoiré était branché sur un site de cul dont
le titre était « Gamines de 18 ans en chaleur ». Depuis
ce jour-là, Ikar par l’intermédiaire d’un de ses camarades
qu’il savait beau parleur et adepte du téléphone arabe,
fit circuler la rumeur comme quoi le principal adjoint
était un pervers qui se branlait sur des lycéennes. Ce
qui n’était pas très éloigné de la réalité. Le collège était
infesté de ces invisibles. Comme la dame du CDI, la
documentaliste que certains élèves s’amusaient à appeler
Dieu. « La dame du CDI, elle est comme Dieu, tu sais pas
si elle existe » avait dit Ruben.
Ikar était calme mais s’ennuyait. Il ne voulait pas étu-
dier. Sa mère avait baissé les bras depuis la mort de son
père. Non pas qu’avant ce drame il eut d’excellents résul-
tats mais disons que depuis ce jour-là il s’était comme
enfermé dans une carapace qu’il ne voulait plus quitter.
Son CPE, un gars de la campagne débarqué un peu par
hasard lui avait fait le coup du conseiller paternaliste à
l’écoute de ses problèmes : « Alors mon grand, ça ne va
pas ? Je sais que tu vis un évènement difficile mais il
faut aller de l’avant, cet accident humm, enfin ce drame,
humm… », Ikar avait fini la phrase pour lui « ce meurtre
vous voulez dire ? Mon père a été tué par les flics mon-
sieur et c’est pas un accident ». Le CPE s’était senti gêné
et était passé à autre chose. « Tu dois te reprendre Ikar, il
faut que tu acceptes de travailler en classe mon grand ».
Il ne supportait pas que cet enfoiré l’appelle ainsi. Il
s’était levé et était sorti de son bureau sans autorisation.
Le CPE l’avait rappelé mais en vain. Ikar l’avait envoyé
se faire foutre.
En classe il s’installait dans le fond, croisait les bras
et ne sortait aucun cahier. Le fond, toujours le fond.
Il fermait les yeux et ruminait d’innombrables pensées.
Une idée l’obsédait plus que les autres. Il voulait venger
son père. Du haut de ses 13 ans il s’en sentait capable
mais il ne savait pas comment. Comme il ne voulait rien
faire, à chaque fois les profs se sentaient obligés de le
lui faire remarquer au lieu de le laisser tranquille dans
son coin. Il estimait qu’il ne faisait chier personne, à part
peut-être lui-même, ce qui restait à prouver. S’ensuivait
une confrontation et un rapport de force qu’il se fou-
tait d’avoir en sa faveur. Il trouvait juste drôle de voir à
quel point cela était important pour certains profs qui en
faisaient une affaire d’honneur. Il jouait avec leurs nerfs
en attendant le bon moment pour se lever et partir de
la salle tout seul. On le menaçait de rapports, d’heures
de colle, de convocations chez la principale, etc. « Vous
pensez qu’elle est dans son bureau ? » se plaisait-il à
demander en feignant l’ignorance. Il savait que boule
puante n’était jamais dispo et que les CPE étaient deux
bisounours faciles à mater. Il finissait vainqueur à chaque
fois.
Parfois il sortait du collège sans autorisation. Il s’échap-
pait par une porte située au bout d’un couloir qui vous
menait à l’infirmerie. Enfin appeler cela une infirmerie
était un compliment charitable fait à un endroit qui res-
semblait, de par son ambiance, plus à une salle de torture
psychologique qu’à un lieu de soin. L’infirmière, enfin la
dame ou le bourreau, était une hystérique caractérielle et
cyclothymique. Une gueule hostile et un caractère vrai-
ment mauvais. Quand un enfant était blessé, il était plus
inquiet de devoir aller voir l’infirmière que d’avoir mal.
Les CPE dans la naïveté qui caractérisait leur méthode
principale de travail, appelaient donc systématiquement
les parents pour venir récupérer les mômes. Il y avait
une caméra au niveau de la porte de secours, mais on se
demandait à quoi elle servait. A part à faire ressembler le
collège à Big Brother, elle ne servait à rien. Ikar passait
la porte et balançait un doigt d’honneur à chaque fois,
ce qui le faisait rire en imaginant la tête de la gardienne
qui était une fervente croyante et une Témoin de Jehova.
Ce soir, Ikar était dans sa chambre. Allongé sur son lit,
il regardait la télé. Sa mère était dans la cuisine en train
d’écouter la radio, son grand frère était dehors, comme
d’habitude, et sa sœur squattait son ordinateur et face-
book. Il regardait Fight Club. Il en était au moment où le
héros est convoqué dans le bureau de son chef pour dis-
cuter et apprendre qu’il va sûrement être licencié, quand
celui-ci commence à se mettre des coups sur la gueule
et se cogner la tête et le corps contre les meubles du
bureau. « Mais pourquoi vous me frappez ? » demande-
t-il à son chef qui est soudainement pris de panique. Il
menace son chef de dire à tout le monde qu’il l’a frappé
s’il ne le laisse pas tranquille.
Ikar fut fasciné par cette scène, il se dit que c’était un
bon moyen d’obtenir ce qu’il voulait, c’est à dire qu’on
le laisse tranquille au collège. Il aurait du temps pour
penser à venger son père. Il avait un plan peu précis mais
assez clair pour qu’il arrive à ses fins. Il pourrait se faire
convoquer dans le bureau du CPE et là, avec un schlass il
se tailladerait les bras, le visage et menacerait le CPE de
dire à tout le monde que c’était lui qui lui avait fait ça.
Celui-ci serait pris de panique et dans la crainte d’être
accusé à tort et voir sa carrière de larbin compromise, il
le couvrirait et ne lui casserait plus les couilles. C’était
un bon plan. Son conseil de discipline était dans deux
jours. Hors de question de se faire virer. Il ne voulait pas
que sa mère soit privée d’allocations familiales à cause
de ses conneries. Il devait passer à l’action sans tarder.
Il se leva de son lit et alla chercher dans une boite de
Air Max rangée sous un de ses meubles, un cran d’arrêt
que son père lui avait offert il y a quelques années. Son
père l’avait utilisé quelques fois lors d’altercations qu’il
avait eues avec d’autres bonhommes dans des bars qu’il
fréquentait. Un soir il était rentré bourré et le lui avait
donné en lui disant que c’était pour se défendre de tous
les démons qui lui voulaient du mal. Ikar, du haut de ses
10 ans, lui avait rétorqué que c’était surtout ses démons à
lui qu’il devait combattre. Son père avait insisté et pleuré.
Il avait accepté le présent. Aujourd’hui il ne regrettait
pas. Le cran d’arrêt allait servir.
Le lendemain matin il se leva, se prépara, prit son sac
et partit en direction du collège avec son schlass dans la
poche arrière de son jean. Arrivé au collège il montra
son carnet et constata qu’aucun des CPE n’était posté
à la porte d’entrée. Il n’y avait que deux surveillants. Il
demanda pourquoi à celui qui se tenait debout devant
la porte des toilettes des garçons, un poste stratégique
selon le CPE, car les garçons fumaient en cachette, ce
qu’il fallait éviter à tout prix. Le surveillant lui dit que
les deux CPE étaient en stage. Son plan était quelque
peu compromis et il devait absolument se dépêcher car
demain il passait en conseil de discipline. « Et la direc-
trice elle est là, elle ? » demanda-t-il sur un ton narquois.
« Oui » répondit le surveillant « pour une fois elle est
là ». Ikar se dit que dans ce cas s’il était exclu de la classe
pour une raison importante, il serait envoyé directement
chez la principale. Il se chargerait de lui faire son chan-
tage, il n’aurait qu’à se boucher le nez.
La sonnerie retentit. Il alla se ranger. Il avait physique-
chimie avec Mme Feuck, une autre hystérique dépres-
sive qui ne serait pas difficile à faire sortir de ses gonds.
Arrivé en classe il s’installa dans le fond, encore, et sortit
son portable qu’il fit sonner volontairement pour que
tout le monde entende bien. Elle réagit au quart de tour.
Elle hurla sur Ikar qui la regarda en souriant. Elle récla-
mait son portable qu’elle donnerait à l’adjoint pour qu’il
le récupère dans trois semaines. Il fit non de la tête et
engagea le combat. Elle hurla de plus belle. Son sourire
sur son visage s’élargit d’autant plus. Il refit sonner le
portable et les yeux de Mme Feuck faillirent sortir de
leur orbite. « Dégage ! Dégage ! » Cria-t-elle. « Toi là,
emmène-le chez la principale!!!! ». Il se leva, toujours en
souriant et juste avant de sortir de la salle il lui cracha
un mollard dans la gueule. Elle se mit à pleurer, la classe
se mit à rire aux éclats. Il se dirigeait tranquillement
vers le bureau de la principale, accompagné d’une de
ses camarades de classe à qui il n’avait jamais adressé la
parole. Encore une Invisible pensa-t-il. Maintenant il allait
réellement passer à l’action.
Une fois dans le bureau il respira l’inévitable odeur
de sueur et d’oignons crus qui empestait l’air chaud. Il
s’assit sur une chaise en face de la principale, de l’autre
côté du bureau en joli bois verni. La principale lisait la
feuille d’exclusion en faisant des mouvements négatifs
de la tête. « Qu’est-ce qu’on va faire de vous Ikar ? Il
faut éteindre l’incendie et vite mon garçon » dit-elle sur
un ton compatissant qui ne lui ressemblait pas. Encore
un jeu de mot merdique. Elle ne put s’empêcher de sou-
rire. Ikar, le feu, l’incendie… Ikar ne se laissa pas ama-
douer, cela ne marcherait pas avec lui. Cette garce était
l’ennemi, le mal absolu. « Ce qu’on va faire c’est que
vous allez arrêter de me casser les couilles à partir de
maintenant » répondit Ikar. Le visage de la directrice se
crispa. « Pardon ? » demanda-t-elle choquée. Ikar sortit
le schlass de son jean. Il appuya sur le cran d’arrêt et la
lame se fit voir. La principale du collège Victor Hugo,
payée 3 500 euros net par mois avec appartement de
fonction se fit pipi sur elle. Sa bouche était ouverte mais
aucun son ne sortait de celle-ci, pourtant elle faisait des
efforts inouïs pour prononcer des mots qui ne venaient
pas. Ikar se leva, enleva sa veste, son pull et son t-shirt
et une fois torse nu, il se fit une longue entaille sur la
poitrine. « Mais pourquoi vous me faites ça » dit-il en
souriant, « je ne vous ai rien fait madame, ne me coupez
pas comme ça avec cet horrible couteau » ajouta-t-il.
La pisse de la Dirlo puait. Elle pleurait. Toujours aucun
son. Il recommença et se refit une autre entaille qui fit
apparaître une croix sur sa poitrine. « Arrêtez madame »
dit-il en imitant un enfant apeuré. Elle se fit caca dessus.
Au même instant on frappa à la porte et on entra. C’était
l’adjoint. « Mais qu’est-ce qui se passe ici bordel ? » dit-
il en voyant Ikar torse nu et saignant de la poitrine. « Il
est fou !!!!! » réussit à hurler la principale. « Ta gueule
sale pute ! » rétorqua Ikar. L’adjoint referma la porte et
on l’entendit dévaler l’escalier en criant au secours. Ikar
s’avança vers le bureau et demanda les clefs à la princi-
pale qui le lui tendit en continuant à pleurer et à se pisser
dessus. Ikar ferma la porte du bureau à clef. Putain elle a
une infection urinaire ou quoi cette salope ! pensa-t-il. Il s’as-
sit et dit « On va attendre tranquillement que le police
vienne connasse ». Ikar ne pensait plus à son chantage
ni rien. Il se sentait fort. Un nouveau plan s’était formé
dans sa tête. Quand les flics viendraient il ferait l’enfant
traumatisé et pleurerait des litres de larmes. Quand le
flic se pencherait pour l’aider il le planterait comme un
couteau rentre dans le beurre. Il aurait sa vengeance.
Les porcs avaient fait très vite. Dix minutes s’étaient
écoulées et ils étaient déjà là, derrière la porte à deman-
der qu’on ouvre. Il mit le couteau dans la poche et
commença à pleurer à chaudes larmes. « Au secours, au
secours, elle est folle » hurla Ikar. « Ouvre mon garçon »
cria le flic. Ce qu’il fit immédiatement. Le flic pénétra
dans le bureau et Ikar s’aperçu de la légère mine de
dégoût qu’il eut. Ça puait vraiment. « Elle m’a agressé
avec un couteau » dit Ikar en pleurant. Le flic prit Ikar
dans ses bras et le sortit du bureau en courant. Un autre
flic entra et s’empara de la principale qui était tétanisée
et ressemblait à une statue de marbre qui ne comprend
pas ce qui lui arrive. La scène était surréaliste. Arrivé en
bas des escaliers le flic relâcha Ikar et lui demanda si ça
allait. « Ca va sale porc, ça va, mais toi maintenant tu
vas plus aller » répondit Ikar. Il sortir son cran d’arrêt
et deux secondes après il était planté dans le bide du
flic qui cria de douleur en se tordant avant de tomber
par terre. Ikar se mit à courir en direction de la porte
d’entrée du collège et après avoir menacé la concierge il
arriva dans la rue. Trois fics attendaient leurs collègues.
Il s’arrêta net devant les trois porcs. Ceux -ci virent sa
lame, le sang et n’hésitèrent pas une seconde. Ils sau-
tèrent sur lui. Ikar ne résista pas. Il lâcha le cran d’arrêt et
se laissa emmener. Il fût menotté, embarqué et une fois
au commissariat, emmené dans un bureau ou l’attendait
un inspecteur qui allait s’occuper de lui. Entre temps,
la nouvelle que le collègue qui s’était fait planter était
mort arriva au comico. Ikar s’assit sur la chaise en face
de l’inspecteur. On lui avait enlevé les menottes, soi-
gné les plaies et refoutu son sweat à capuche sur le dos.
Après tout ce n’était qu’un enfant de treize ans. Il mit
sa capuche, croisa les bras et ferma les yeux. « Faites ce
que vous voulez de moi, je m’en fous, maintenant mon
père est vengé ».
Un sourire vint se poser au coin de sa bouche…

Nouvelle issue du livre-album « A Couteaux-tirés »

7219938-11082995

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s